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Le jardin en JUIN

 

 

ROSIERS

- Biner, désherber (à la binette… pas de désherbant !), pailler, éboutonner, arroser (ceux installés récemment), pincer (pour avoir des roses modernes plus grosses), traiter, mais aussi : 
- APPORTER DE L’ENGRAIS après la floraison des non-remontants et la 1re floraison des remontants. 
- BOUTURER : on peut tenter quelques boutures de rameaux à bois pas trop tendre. Les boutures à talon réussissent mieux. C’est une très bonne époque, à condition que les boutures soient réalisées à mi-ombre et ne souffrent pas de la sécheresse. Comme pour les vivaces, bénéficiant de la chaleur ambiante, l’enracinement se fait très rapidement. 
Rater une bouture n’est pas un drame : ce qui est raté aujourd’hui, réussira demain… 
- MARCOTTER des rosiers à bois tendre : choisir des « hybrides de moschata » (Cornélia, Félicia, Pénélope, Buff beauty…) ou des rosiers « noisette » (Desprez à fleurs jaunes, Alister Stella Gray, Blush noisette…). 
Abaisser au niveau du sol des jeunes pousses dépourvues de fleurs et situées sur le pourtour. 
Gratter l’écorce à l’endroit du contact avec la terre . 
L’enracinement aura eu lieu probablement déjà dès l’automne. 
- Continuer de VISITER DES ROSERAIES, de préférence avant le 15 juin. C’est le moment de choisir ses futures variétés à planter .

 

 
VIVACES
ANNUELLES
BISANNUELLES
BULBES

JUIN EST LE MOIS DES ROSES, le mois de l’abondance qui permet de cueillir sans compter.

Le jardin nous livre le meilleur de lui-même.

Mais le combat contre les mauvaises herbes, les maladies, les parasites et les fleurs fanées continue. Pas de relâche !!! L’outil le plus utile, en ce moment, est le sécateur… mais les corvées d’arrosage commencent !

GARDER LE JARDIN PROPRE ET SOIGNÉ

- Desherber, biner, mulcher, pailler mais aussi enlever systématiquement les fleurs fanées. Il n’y a rien de plus désolant que le triste spectacle des fleurs fanées qui gâchent la plus belle des plate-bandes fleuries. 
En ce moment le jardinier ne doit jamais sortir sans son sécateur. 
- Continuer de tuteurer et pincer les vivaces hautes

Le Dicentra formosa, déjà en fleur en mai, restera fleuri tout juin si le sol reste bien frais. Il est extraordinaire à mi-ombre et à l’ombre (il ne supporte ni soleil, ni chaleur ni surtout la sécheresse : il arrête de fleurir). Pourquoi n’est-il pas plus connu ? On le trouve maintenant dans certaines jardineries... il y a un début à tout !

C’est un cousin du ‘Cœur de Marie’, bien connu dans les vieux jardins. Il faut l’associer aux plantes de mi-ombre : FuchsiaHostaRodgersia...

RABATTRE LES VIVACES dès la fin de la floraison : Delphinium, Lupin, Campanules, Achillées, Digitale, Marguerite… c’est impératif pour espérer une deuxième floraison en cours ou en fin d’été.

- Tailler les vivaces de printemps définitivement défleuries (Campanules, Aubriète…) éventuellement à la cisaille. Récupérer des boutures à l’occasion. 
- Raser la Céraiste après la floraison. C’est un bon couvre-sol de terrain médiocre et de plein soleil, au feuillage duveteux, à la floraison blanche. On évite ainsi qu’il se ressème anarchiquement, car il devient vite envahissant ; on favorise également les repousses.

CONTINUER DE SEMER (comme en mai).

- Les dernières annuelles à végétation rapide, à exposition chaude. Ne pas négliger les arrosages. 
Semer directement en place dans les massifs, en bouche-trou : Alysse, Gypsophile, Némophile,EschscholtziaSchizanthus, Julienne de Mahon, Capucine, Linum grandiflorum (Lin rouge), Pourpier,Clarkia, Réséda, Ricin, Souci…

- Des bisannuelles et des vivaces, comme en mai, en pleine terre dans une plate-bande ombragée du potager. Maintenir le sol humide jusqu’à la levée. 
Repiquer en pleine terre à l’automne. 
La floraison n’aura lieu que l’année prochaine.

- Surtout n’oubliez pas de semer la Giroflée ravenelle (juin est la meilleure époque).

Elle pousse très bien au pied des murs où elle trouve de la chaleur et un sol sec. Vous avez un jardin un peu sauvage avec des murets de pierres sèches ? La Ravenelle est pour vous. Sa floraison, très longue, va de mars à mai.

- Aux vivaces citées en avril et mai, on pourra encore ajouter, entre autres : Hesperis matronalis(Julienne des jardins), Muflier, Pavot, Penstemon, Pois vivace, etc… 
La liste est loin d’être épuisée !

- Mais connaissez-vous le Platycodon grandiflorum  ? 
C’est une vivace très rustique, à la floraison bleue ou blanche, qui ressemble à la Campanule à feuilles de pêcher. Semis facile, levée rapide. Mise en place en pleine terre à l’automne.

- Des Passiflores dans un terreau allégé de sable et à situation mi-ombragée (température de 18 à 20°). La germination est assez longue. On peut ainsi semer P. alataP. quadrangulariaP. vitifolia, et, bien sûr, P. caerulea qui est la seule vraiment rustique chez nous (les autres étant des plantes de serre).

RÉCOLTER DES GRAINES d’Erodium et de Pelargonium.

Semer, sans les recouvrir, les graines minuscules dans un mélange léger à mi-ombre. Repiquer les plants en août quand ils auront deux à trois feuilles. Pour endroits ensoleillés, secs l’été et drainants l’hiver. Très longue floraison d’été (dès le début mai !) Indispensable…

FLEURIR UN VIEUX MUR de pierres sèches :

Combler les brèches d’un mélange terreux. En cette période, des plants auront, sans doute, du mal à s’installer. 
Peut-être est-il préférable de semer : 
- au soleil : Valériane, Alysse, Arabis, Erigeron karvinskianus, Saponaire… 
- à mi-ombre : Campanule muraliscymbalaria (Ruine de Rome)… 
Une autre solution consiste à se procurer des plants installés en pots. Les placer au sommet du mur. Généreuses en graines, elles se seront installées l’an prochain.

PLANTER DES CONVOLVULUS au soleil.

Chaleur et sécheresse ne les gênent pas. 
Très longue floraison d’été. Excellents en potées. 
Cneorum  : arbustif, feuillage argenté et soyeux, floraison blanche tout l’été. Commence à coloniser malheureusement les ronds-points et les parterres des jardins publics ! 
Mauritanicus  : tapissant, rusticité moyenne, floraison bleue. 
Althaeoides  : port rampant, colonisateur, feuillage découpé orné de coupelles rose tendre.

REPIQUER LES ANNUELLES semées le mois dernier :

Ricin, Cosmos, RudbeckiaHelianthus, Cléome… On bouche les trous des massifs.

RÉALISER QUELQUES POTÉES

d’annuelles, ou mieux de vivaces, pour combler les vides dans les massifs. 
Des potées que l’on peut déplacer à volonté dans la saison. 
Une Hosta pour la mi-ombre, une Agapanthe pour le soleil… ou une composition plus sophistiquée… Peu importe.

Penser aux potées de FUCHSIAS. On pourra réserver les rustiques pour la pleine terre (voir en mai), les autres pour les potées. 
Contrairement à une idée répandue, les Fuchsias aiment la lumière (certains aiment les expositions ensoleillées). 
Mais ils redoutent les brûlures du soleil, les expositions chaudes et la sécheresse. 
Incorporer un engrais organique riche en potasse et magnésie ou bien de la poudre d’os ou du guano. 
Pailler le dessus du pot (tonte sèche de gazon, mulcao…) 
Installer les potées dans les massifs sous le couvert de grands arbres. 
Grouper les potées, même de différentes tailles, par trois ou cinq, donne un effet de masse très intéressant.

ARROSER

Le soir, de préférence. 
Au pied, plutôt qu’en pluie : les gouttes, par temps ensoleillé, font loupe et provoquent des brûlures. 
Arroser abondamment les Hostas ; leur apporter un peu d’engrais. 
Biner et pailler. 
Elles sont parfois longues à s’installer la première année. 
Patience !

Surveiller les végétaux nouvellement plantés.

SURVEILLER LES DAHLIAS : 
arroser abondamment, donner de l’engrais riche en potasse (pas trop d’azote) –la corne torréfiée est excellente–, pailler le pied. 
Surveiller les attaques de pucerons et de limaces. 
Pincer à deux rangées de feuilles (ne pas laisser monter à fleur avant le 14 juillet) afin de développer les pousses latérales. 
Le pincement sera pratiqué, également, sur d’autres grandes vivaces telles que les Asters, Rudbeckias… 
L’association des Gauras et des Dahlias est excellente.

Diviser les vivaces à floraison printanière : Aubriète, Alyssum (Corbeille d’or), ArabisPhlox subulata

Continuer de BOUTURER.

Même les Clématites, surtout à petites fleurs plus faciles à réussir. 
Mais le marcottage a un bien meilleur pourcentage de réussite, surtout pour l’amateur mal équipé.

Former un FUCHSIA EN TIGE :

dégager une tige bien droite, éliminer les pousses latérales au fur et à mesure de leur croissance. Étêter à la hauteur désirée et tuteurer. 

Tailler les CLÉMATITES MONTANA si cela n’a pas été fait le mois dernier juste après la floraison. 
Éliminer le bois mort. 
Raccourcir les plus longues tiges. 
Exceptionnellement, rajeunir la plante en rabattant à 50 cm (un coup de jeunesse !)

A propos des Clématites, certaines sont victimes d’un dépérissement brutal, souvent juste avant le début de la floraison. Il faut alors, le plus rapidement possible, déterrer la base de la branche, tailler bien en dessous de la nécrose (5 à 10 cm au dessous de la surface) et ne pas arroser

Penser à refaire les massifs d’Iris Germanica : Ce sera au programme de la fin d’été. 
Dans l’immédiat, étiqueter chaque pied en notant la couleur, le nom de la variété si vous la connaissez. 
Enlever les feuilles abîmées et couper de moitié les autres.

Continuer les PINCEMENTS des rameaux latéraux des CHRYSANTHÈMES à petites fleurs pour la réalisation de cascades (voir en mai).

S’INQUIÉTER D’UNE ABSENCE OU INSUFFISANCE DE FLORAISON DES PIVOINES HERBACÉES.

A cela plusieurs causes possibles : 
- plante enterrée trop profondément, 
- plante mise en place en grosse touffe non divisée, 
- plante trop à l’ombre, 
- plante étouffée par d’autres végétaux, 
- une attaque de botrytis ou de rouille a atteint les boutons floraux. Agir en conséquence.

S’occuper des bulbes de printemps

Nettoyer les bulbes au feuillage jauni (Crocus, Narcisse…)

Déterrer, de préférence, les Tulipes (sauf botaniques) et Jacinthes. 
Faire sécher à l’ombre ; entreposer les oignons, étiquetés, dans un local frais, sec et obscur.

Diviser les touffes de Narcisses, Crocus…

Surveiller et TRAITER les traces de maladies ou d’attaques d’insectes qui prolifèrent très vite en cette saison.

Traiter préventivement les plantes sensibles à l’oïdium : Aster, Achillée, Phlox… (traiter en même temps que les rosiers).



 
ARBRES
ARBUSTES
GRIMPANTES

- TAILLER 
● Arbustes à floraison printanière qui fleurissent sur le bois de l’année précédente : en juin, on taille aussitôt APRES la floraison les arbustes ayant fleuri en mai ou courant juin : Buddleia alternifolia (ce n’est pas l’arbre à papillons qui est taillé en fin d’hiver), Deutzia, Jasminum humile (feuillage persistant et floraison jaune… non parfumée), Kolkwitzia amabilis, Philadelphus (seringat), Viburnum watanabe, Weigelia, etc… 

Tailler ne signifie pas se contenter de couper les fleurs fanées. Il faut supprimer le vieux bois à la base et tailler au moins de moitié les branches les plus jeunes. Le but est d’aérer et renouveler l’arbuste. Avec la fin du mois de juin, se termine la taille des arbustes à floraison printanière. 

● le Physocarpus opulifolius ‘Dart’s Gold’ : après sa floraison blanche, qui est beaucoup moins belle que celle de ‘Diabolo’, le feuillage est souvent abîmé. Une bonne taille l’obligera à faire de nouvelles branches avec un jeune feuillage jaune du plus bel effet. 

● les haies d’escallonia aussitôt après la floraison. Ces arbustes de bord de mer et de climat doux pourront ainsi refleurir en fin d’été. Même si cette deuxième floraison est moins spectaculaire, elle est tout de même intéressante. Attention à l’Escallonia : il faut le tailler régulièrement car il a une fâcheuse tendance à faire du vieux bois. 
● les Clématites montana. La taille n’est pas obligatoire. Cela dépend de l’espace que l’on désire lui laisser. Mais si on veut la tailler, il faut le faire très vite : juin est déjà un peu tard puisqu’elle fleurit dans la première quinzaine de mai. 
- BOUTURER les Clématites et les arbustes semi-aoûtés (bois tendre) : Hydrangea, Lilas, Spirée, Deutzia, etc. 
- Desherber les pieds des jeunes haies récemment plantées, arroser et pailler. Le broyat des tailles d’arbustes est excellent et… gratuit. 
- Arroser copieusement une fois par semaine les arbustes plantés au printemps. 
- Supprimer les rejets des Lilas, Prunus, Sumac… et Aralia elata
Attention à l’Aralia elata, car il peut faire des dizaines de rejets (piquants !) parfois jusqu’à 10 m ! Il faut donc être vigilant de mai à septembre. Une calamité ! 
- Surveiller les attaques de pucerons. Bien souvent, il est inutile de sortir le pulvérisateur mais on se contentera d’utiliser le jet d’eau. 
- Éliminer (si cela n’a pas été fait en mai) les fleurs fanées des Rhododendrons. Il est préférable de le faire à la main. 
- Continuer 
de supprimer : 
● les pousses vertes des arbustes à feuillage panaché, 
● les rejets sur les troncs des arbres tiges et de la Glycine en arbre. Attention aux Glycines plantées près des gouttières : les longues tiges qui partent dans tous les sens peuvent faire des dégâts. 
- de mettre du purin d’ortie au pied des arbustes,
- vérifier les liens des troncs des arbres haubanés.

 

 
FRUITIERS

-- Surveillez les arbres pour continuer, éventuellement, le traitement contre les diverses maladies (tavelure, pucerons, etc.) 
- Commencez les pincements de l’extrémité herbacée d’un rameau pour arrêter son évolution et faire profiter de la sève les yeux les plus bas. 
- Terminez l’éclaircissement des fruits.

 

 
GAZONS

Désherbage chimique liquide

 

 

 

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